Mesdames, messieurs, bonsoir ! Vous pensiez que l'éternité était un concept abstrait ? Eh bien, détrompez-vous ! Actu Cameroun et sa formidable enquêtrice Liliane Ndangue viennent de nous confirmer l'impensable : nous sommes le 13 février 2026, et Paul Biya a 93 ans. Oui, vous avez bien entendu, 93 bougies ! À ce stade, ce n'est plus un gâteau d'anniversaire qu'il faut, c'est un incendie de forêt contrôlé.
Né en 1933 à Mvomeka'a, une époque où l'électricité était encore une rumeur et Internet de la sorcellerie, l'homme est toujours là. Il est officiellement le doyen de l'humanité politique, battant à plate couture le roi de Suède et même les tortues des Galapagos en termes de longévité au sommet. C'est simple, il a commencé sa carrière quand la télévision était en noir et blanc, et il la finira probablement quand elle sera en hologramme 4D.
Allez, on enchaîne avec le volet "People" ! Notre confrère Armand Djaleu, toujours à l'affût des scoops visuels pour Actu Cameroun, nous a dégoté les photos exclusives de la sauterie au Palais de l'Unité. On y voit le Président, la Première Dame Chantal (dont la coiffure défie toujours les lois de la gravité, contrairement à l'économie), et quelques collaborateurs triés sur le volet.
Mais le plus drôle, c'est le contexte : le monsieur a été "officiellement réélu" en octobre 2025 pour un huitième mandat. Huit mandats ! 43 ans de règne !. À ce niveau-là, ce n'est plus un mandat électoral, c'est un bail emphytéotique signé directement avec le créateur. Il ne dirige pas le pays, il fait partie des meubles, classé monument historique par l'UNESCO.
Mais comment fait-il ? Quel est son secret pour durer plus longtemps qu'une pile Wonder ? C'est là que ça devient hilarant. Nous avons deux théories qui s'affrontent, rapportées par Actu Cameroun.
Dans le coin gauche, nous avons Jean-Marc Soboth, l'empêcheur de tourner en rond, qui nous explique très sérieusement que Papy Paul a construit un "système militaire complexe, onéreux et extraverti". En gros, il ne part pas parce qu'il a transformé le palais en Fort Knox et que le système est tellement verrouillé que même une clé passe-partout ne suffirait pas. Selon lui, l'alternance est impossible tant qu'il respire, car il a suivi les conseils d'un ami dictateur mort en exil. Sympa l'ambiance !
Mais attendez, dans le coin droit, nous avons la pépite du siècle ! André Luther Meka, le communicant du RDPC (Rassemblement Des Propagandistes Convaincus ?), nous sort une théorie mystique. Oubliez l'armée, oubliez la fraude. Si Biya reste, c'est grâce à sa "magnanimité" et aux "lois divines" !.
Accrochez-vous bien : comme Paul a fait le petit séminaire de Nden et qu'il voulait être prêtre avant de préférer être roi, il est intouchable. Meka nous explique sans trembler du menton que si vous essayez de faire du mal à Biya, le karma va vous tomber dessus comme une enclume dans un dessin animé parce qu'on ne touche pas au "bienfaiteur". C'est magique ! En gros, le Cameroun n'est pas une démocratie, c'est une théocratie dirigée par un ex-séminariste de 93 ans protégé par un bouclier divin anti-putsch. Le psalmiste a dit "on n'a jamais vu le juste périr", et apparemment, il parlait du locataire d'Etoudi. Allez, à demain, si Dieu (et le protocole d'État) le veut !