Le Grand Théâtre du MRC : Entre Purge et Podium

L’Appel du Professeur ou la Théorie de la Sardine

Mes chers compatriotes du mboa, asseyez-vous, prenez votre bâton de manioc, car l’heure est grave, mais la sauce est douce ! On commence avec StopBlaBlaCam qui nous apprend que le "Professeur" Maurice Kamto a sifflé la fin de la récréation. Eh oui ! À quelques mois des élections, le boss a dit : « Les gars, on arrête de se mordre les mollets et on avance ! ». Il veut des rangs serrés, tellement serrés qu'on dirait une boîte de sardines à l'huile végétale.

Le pater a sorti sa plus belle plume numérique le 16 février pour dire que marcher seul, c'est long, mais marcher ensemble, c'est mieux... sauf si celui qui marche avec toi veut te faire un croche-pied. C'est ce qu'on appelle la "cohésion forcée". Il faut dire que l'ambiance au quartier général ressemble plus à un ring de boxe qu'à une réunion politique. Entre ceux qui veulent boycotter et ceux qui veulent aller manger au râtelier, c'est le grand écart facial. Kamto a même dû créer une "Commission de clarification", un nom savant pour dire : "Toi, tu restes ; toi, tu dégages". Bref, c'est l'union sacrée, mais avec des gilets pare-balles sous la gandoura.

Le Chassé-Croisé : "Tu sors, et tu fermes la porte !"

Et justement, parlant de gilets pare-balles, passons au feuilleton dramatique de la semaine rapporté par la talentueuse Liliane Ndangue chez Actu Cameroun. C’est l’histoire d’une rupture amoureuse qui finit mal, très mal. Le MRC a envoyé une lettre ouverte à Okala Ebode, et ce n’était pas pour lui souhaiter bonne année. Corneille Menyem, le porteur du message, lui a dit en bon camfranglais : « Mon ami, c’est fini, faut doser ! ».

On l'accuse de quoi ? De "travailler pour la France" !. Ah, la fameuse main de l'étranger, toujours elle ! Apparemment, Okala aurait bavardé sur le Président et le Pr. Fogue, et quand on lui a demandé les preuves, c'était le silence radio. Du coup, le "Tribunal" du parti a frappé : exclusion définitive ! Le gars a été "chassé" comme un malpropre. La lettre dit clairement que ses tentatives de revenir par la fenêtre judiciaire, c'est du "pipeau". Corneille conclut en mode Terminator : "Le MRC ne se laissera pas intimider". C'est violent, c'est cru, c'est le ndem total !

Le Retour de l'Ex qui ne veut pas lâcher l'affaire

Mais attention ! Comme dans toute bonne série brésilienne rediffusée sur la CRTV, l'ex ne lâche pas l'affaire. Toujours chez Actu Cameroun, notre gars Marturin Atcha nous explique qu'Okala Ebode est parti pleurer chez le voisin... c'est-à-dire au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi !. Oui, vous avez bien entendu, il demande à la justice de Yaoundé de forcer le MRC à l'aimer encore.

Il dit qu'il n'a pas été écouté, qu'on ne lui a pas donné le bonbon de la médiation, et surtout, il demande : "C'est quoi même la trahison ?". Le gars veut une définition juridique de la "traîtrise" dans les statuts ! C'est la magie ! Il veut faire annuler son exclusion pour "vice de forme". C'est comme si tu demandais au juge d'obliger ta femme qui t'a mis dehors à te refaire du ndolé le dimanche. L'audience arrive bientôt, sortez les popcorns.

Le Premier de la Classe qui lève le doigt

Pendant que les grands se battent dans la boue, il y en a un qui a décidé de tracer sa route. C'est le moment "espoir" de notre revue, offert par Arnaud Nicolas Mawel de Journalducameroun.com. Pendant que tout le monde demande "On y va ? On n'y va pas ?", Pierre Emmanuel Binyam a dit : "Moi, j'y vais !".

Le jour de son anniversaire, au lieu de souffler des bougies, il a soufflé sa candidature pour les législatives de 2026 !. Il vise le Wouri-Est, là où c'est chaud, à Douala. Le gars a cassé le code du silence, l'omerta est brisée ! Alors que le porte-parole du parti jurait que "personne n'est candidat", Binyam a fait un pas de côté tel un attaquant des Lions Indomptables pour dire "Passez-moi le ballon !". C'est courageux, ou suicidaire, on ne sait pas encore, mais au moins, ça bouge !

Voilà mes amis, le MRC c'est comme le piment : ça pique, ça fait pleurer, mais on ne peut pas s'empêcher d'en reprendre !