Bonsoir à tous ! On ouvre ce journal avec une petite annonce parue dans Actu Cameroun qui a fait pleurer de rire tout le quartier de Mvog-Mbi. Notre consœur Liliane Ndangue nous rapporte les propos de Joseph Espoir Biyong, qui cherche désespérément un « homme de destin ». Attention, pas n’importe qui ! Il veut un gars prêt à « se sacrifier pour la vérité » et qui possède des « principes éthiques solides ». Oui, vous avez bien entendu. Il cherche de l'éthique au Cameroun ! C’est un peu comme chercher un ours polaire à Maroua, c’est conceptuel. Monsieur Biyong précise qu’un dirigeant intègre doit mettre l’intérêt du pays au-dessus du sien. C'est mignon tout plein. On sent que le monsieur n'a jamais vu une facture de champagne dans un ministère. Il veut quelqu'un prêt à faire des « sacrifices » pour que le Cameroun « décolle ». Pour l'instant, les seuls qui décollent, ce sont ceux qui fuient le pays, n'est-ce pas ?
Et justement, en parlant de décollage immédiat, passons à notre rubrique « Où est Charlie ؟ », édition présidentielle. Direction la Gambie, ce nouveau paradis pour les "libérateurs" en fin de droits. Selon Seneweb, notre ami Issa Tchiroma, l’homme qui a promis de libérer le Cameroun par « tous les moyens », a finalement choisi le moyen le plus sûr : la fuite. Le ministre gambien des Affaires étrangères a vendu la mèche : Tchiroma s’est carapaté parce qu’il savait qu’il allait finir au "gnouf" s’il restait à Yaoundé. C’est formidable ! Le gars s'autoproclame vainqueur, mais il va fêter sa victoire en exil. C'est ce qu'on appelle le télétravail extrême. Banjul a dit : « Ok pour l’humanitaire, mais pas de bêtises, hein ! Pas d'attaques depuis la piscine de l'hôtel ». On imagine la scène : « Monsieur le Président Tchiroma, votre cocktail est servi, mais lâchez ce mégaphone, s'il vous plaît. »
Mais le feuilleton ne s'arrête pas là ! Parce que la Gambie, c'est sympa, mais l'Amérique, c'est mieux. Selon StopBlaBlaCam, tout le web s'est enflammé sur un document annonçant que Tchiroma allait être transféré aux États-Unis, tel un colis Amazon Prime en fin de transit. On voyait déjà Tchiroma à la Maison Blanche expliquer à Joe Biden comment on gagne une élection avec 35% des voix. Eh bien non ! Fausse alerte ! Patricia Ngo Ngouem nous casse l'ambiance : le document est un faux grossier. Le ministère gambien a dû sortir de sa sieste pour crier au scandale : « On ne l'envoie nulle part, on le garde ! ». C'est quand même triste. On fabrique des faux documents administratifs avec logo et tampons juste pour faire croire qu'on change de pays d'exil. C'est ça la nouvelle diplomatie : la mutation imaginaire par Photoshop. Journalducameroun.com confirme : le "Président" reste en Gambie, son visa pour Hollywood est annulé.
Et pour finir en beauté dans ce théâtre de l'absurde, on retourne à Yaoundé où ça se bat pour les miettes du pouvoir virtuel. Actu Cameroun nous apprend que Maître Alice Nkom a sorti les griffes. Pourquoi ? Parce qu'un autre petit malin a essayé de se faire passer pour le nouveau porte-parole de Tchiroma. Ah, sacrilège ! Maman Alice a dit « NON ». Elle a publié un démenti aussi solennel qu'une constitution : « Je demeure l’unique porte-parole officielle du Président légitime ». C'est magnifique. Ils se battent pour être le porte-voix d'un président qui est en train de bronzer en Gambie sous surveillance. Elle rappelle que l'usurpation de fonction, c'est puni par la loi. C’est drôle, parce que s'autoproclamer Président quand on a perdu, c'est aussi un peu limite vis-à-vis de la loi, non ? Mais chut, ne gâchons pas le spectacle ! Allez, à vous les studios !