Gabon : L'Incroyable Saga de la Dette Magique et des Ministres Jetables

Panique à bord du Titanic CEMAC : On racle les fonds de tiroirs

Mesdames, messieurs, bonsoir. Vous pensiez que vos fins de mois étaient difficiles ? Attendez de voir celles des chefs d'État d'Afrique centrale ! C'est la grande braderie à Kintélé, où notre confrère Mediapart nous apprend que Denis Sassou Nguesso a convoqué toute la famille pour une réunion de crise intitulée « Y’a plus de sous dans la caisse ». Imaginez l'ambiance : les réserves de change fondent comme neige au soleil, passant de 7 000 à 6 000 milliards, et la BEAC nous dit gentiment qu'il va falloir arrêter de flamber si on veut encore importer du riz en 2026. Le Congo et le Gabon, bons élèves de la banqueroute, ont déjà explosé le plafond de la dette autorisé, avec un magnifique 93% pour le Congo et un solide 74% pour le Gabon. Bref, le navire prend l'eau, et l'orchestre continue de jouer, mais avec des instruments gagés au Mont-de-Piété.

Le Gabon présente : « Qui veut gagner sa place au Ministère ? »

Mais le clou du spectacle, c'est au Gabon que ça se passe ! Mediapart nous raconte une histoire merveilleuse digne d'une téléréalité : la valse des ministres de l'Économie. En moins de trois ans, ils en ont usé quatre ! On a eu Mays Mouissi, qui publiait ses bilans sur Facebook tous les matins, viré pour laisser place à Mark Alexandre Doumba, un « Young Global Leader » d'Harvard qui devait sauver le monde,. Résultat ? Il a tenu quatre mois avant d'être muté au placard numérique. Ensuite, on a eu Henri-Claude Oyima, le patron de la BGFI, qui a fait ministre et banquier en même temps, parce que le conflit d'intérêts, c'est un concept occidental surfait. Et maintenant, c'est Thierry Minko qui s'y colle, avec pour mission impossible de ranger le désordre laissé par ses prédécesseurs. Une stabilité politique qui ferait passer une maison de paille pour un bunker nucléaire.

Le grand bluff du FMI : L'accord de Schrödinger

Et c'est là que ça devient génial. Thierry Minko, notre nouveau champion, sort un communiqué triomphal repris par L'Observateur : « Champagne ! Nous avons conclu un programme avec le FMI ! ». C'est magnifique, c'est beau, c'est la croissance assurée. Sauf que... il y a un petit hic. Nos amis rabat-joie de Zonebourse et de l'agence Reuters ont passé un coup de fil au FMI à Washington. Réponse du Fonds : « Ah bon ? On n'est pas au courant. Ils ne nous ont même pas envoyé la demande officielle »,. C'est fabuleux ! Le gouvernement annonce un mariage alors que la fiancée ne sait même pas qu'ils sortent ensemble. Mais attention, Afrimag insiste : les discussions sont « techniques et institutionnelles », ce qui en langage diplomatique signifie « on a bu un café ensemble et ils ont promis de rappeler ».

Les marchés financiers : Plus c'est gros, plus ça passe

Le plus drôle dans cette farce ? Ça marche ! Gabon Media Time nous rapporte que les traders de Londres et New York, qui doivent probablement placer le Gabon quelque part entre le Wakanda et l'Atlantide sur une carte, ont acheté la dette gabonaise comme des petits pains. Les obligations ont bondi, réalisant la « meilleure performance des marchés émergents ». Pourquoi vérifier l'info quand on peut spéculer sur du vent ? Les investisseurs se disent que si le ministre dit qu'il a le FMI dans la poche, c'est forcément vrai. Une crédibilité financière basée sur la méthode Coué, il fallait y penser.

L'invention du siècle : Le Plan FAST et le Club Sandwich de Libreville

Pendant que les marchés s'excitent sur du vide, à la maison, on innove. Infos Gabon et Direct Infos nous présentent la nouvelle arme fatale : le « Club de Libreville »,. Non, ce n'est pas une discothèque pour expatriés, c'est un moyen de dire aux banques locales : « Payez nos dettes, c'est pour la souveraineté ! ». Et pour emballer le tout, le Président sort le « Plan FAST ». Attention, acronyme de compétition : Financer, Accompagner, Soutenir, Transformer. C'est rapide, c'est furieux, et ça sert surtout à expliquer aux banquiers qu'ils doivent financer des projets alors que l'État leur doit déjà 4 300 milliards de francs CFA. Les banquiers ont dit « Oui, mais... », ce qui en langage financier veut dire « Rendez-nous notre argent d'abord ».

Le mot de la fin : Rendez l'argent !

Pour finir en beauté, comme les caisses sont vides et que le FMI n'a pas encore fait le chèque (puisqu'il n'est pas au courant), le ministre a eu une idée de génie rapportée par Mediapart : braquer les pétroliers !. Il a ordonné le rapatriement immédiat des « Fonds RES », l'argent mis de côté pour nettoyer la pollution. 270 millions de dollars à ramener illico presto à la Banque Centrale. C'est ça la magie de l'économie moderne : quand on ne peut plus emprunter, on fait les poches des entreprises pour renflouer les réserves.

Voilà, c'était le journal de l'absurde, à demain pour de nouvelles aventures financières imaginaires !