Le Grand Cirque de la Dette : Quand le Gabon joue au Poker Menteur avec le FMI

La CEMAC au bord de la crise de nerfs : Réunion de famille chez les cousins fauchés

La CEMAC au bord de la crise de nerfs : Réunion de famille chez les cousins fauchés

Mesdames, messieurs, bonsoir. Bienvenue dans ce monde merveilleux où l'économie est une science fiction et la dette une vue de l'esprit. Commençons par nos amis de la CEMAC qui organisent des goûters d’urgence pour constater qu’il n’y a plus de gâteaux dans la boîte. Le 22 janvier 2026, tout le gratin s'est réuni à Kintélé, convoqué par Denis Sassou Nguesso, pour discuter du fait que les réserves de change fondent comme neige au soleil équatorial, passant de 7 295 milliards à 6 377 milliards de francs CFA,. C’est la panique à bord ! Sassou Nguesso, en bon père fouettard, prévient qu'il faut des "mesures de redressement en urgence", ce qui est assez cocasse quand on sait que son propre pays, le Congo, affiche une dette olympique de 93,5% du PIB, battant à plate couture le Gabon et ses modestes 74,7%. Bref, la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) tire la sonnette d'alarme : si on ne fait rien, c'est la crise monétaire garantie avant la fin du trimestre. Une ambiance de fête, on vous dit.

Valse des ministres à Libreville : Le job le plus éjectable du monde

Mais la palme de l'absurdité revient sans conteste au Gabon, où le poste de ministre de l'Économie est devenu un siège éjectable plus rapide qu'une fusée SpaceX. Accrochez-vous : en 28 mois, ils ont usé quatre ministres, une performance artistique saluée par Mediapart. On a eu Charles Mba, l'expert-comptable qui jurait qu'il n'y aurait pas d'austérité juste avant que la dette ne franchisse la ligne rouge,. Puis Mays Mouissi, le monsieur transparence, qui a racheté tout ce qui bougeait (Afrijet, SUCAF) pour finir avec une dette qui explose de 20% en un an,. Ensuite, le jeune prodige de Harvard, Mark Alexandre Doumba, qui a tenu quatre mois avant d'être recasé au Numérique, probablement pour apprendre à compter en binaire,. Et enfin, Henri-Claude Oyima, le banquier-ministre qui gérait l'argent de l'État tout en dirigeant la BGFIBank, un mélange des genres "très rassurant" pour les investisseurs, avant de claquer la porte le 1er janvier dernier,. Le résultat de cette comédie musicale ? Fitch Ratings a dégradé la note du Gabon à CCC-, ce qui en langage financier signifie "Sauve qui peut !".

L'accord FMI de Schrödinger : Il existe et il n'existe pas

Et maintenant, le clou du spectacle ! Le nouveau ministre, Thierry Minko, un technocrate sorti tout droit de l'Institut du FMI, a tenté un coup de bluff magistral. Le 21 janvier, il annonce triomphalement la "conclusion d'un programme de croissance soutenu par le FMI". Champagne ! Sauf que... le FMI n'était pas au courant. Zonebourse et Reuters rapportent qu'un porte-parole du Fonds a gentiment expliqué qu'ils n'avaient même pas reçu de demande formelle,. C’est magnifique : le Gabon signe des accords télépathiques ! Le FMI prévoit bien une visite en février, mais pour l'instant, c'est du vent. Pourtant, cela n’a pas empêché L'Observateur et Afrimag de reprendre en chœur le communiqué du gouvernement, célébrant une "coopération forte et durable" basée sur des discussions techniques "intenses",. C'est ce qu'on appelle vendre la peau de l'ours avant d'avoir trouvé la forêt.

Les marchés financiers : Aveugles, sourds, mais acheteurs

Le plus drôle dans cette histoire, c'est que ça marche ! Les marchés financiers, ces grands naïfs, ont réagi comme des enfants devant un sapin de Noël. Selon Gabon Media Time citant Bloomberg, les obligations gabonaises ont bondi, réalisant la meilleure performance des marchés émergents juste après l'annonce de ce programme fantôme,. Les investisseurs se disent que puisque le Titanic a un nouvel orchestre, c'est le moment d'acheter des billets de première classe. Ils sont rassurés par le fait que les comptes extérieurs du Gabon sont "moins pires" que ceux des voisins. C'est un peu comme se réjouir d'être le plus grand nain du cirque.

Le "Club de Libreville" et le Plan FAST : Braquage à l'amiable

Pendant que les traders s'excitent à Londres, à Libreville, on racle les fonds de tiroir avec une créativité débordante. Le Président Oligui Nguema a lancé le "Club de Libreville" et le fameux plan "FAST". L'idée de génie ? Demander aux banques locales, à qui l'État doit déjà des milliards, de prêter encore plus d'argent pour financer les projets de l'État,. C'est le principe du "prête-moi de l'argent pour que je puisse te rembourser ce que je te dois". Les banquiers, polis mais inquiets, ont dit "oui, mais...", en rappelant timidement qu'il faudrait peut-être payer les arriérés et arrêter les saisies sur leurs comptes,. Mais le gouvernement a une autre astuce : le rapatriement forcé des "Fonds RES" des pétroliers, soit 270 millions de dollars qu'on va gentiment "inviter" à revenir dans les caisses de la BEAC pour éviter la banqueroute,. Bref, au Gabon, la souveraineté économique, c'est surtout l'art de faire les poches des copains pour payer l'addition. A ciao bonsoir !