Salut la famille ! Installez-vous, attrapez vos tabourets, parce qu’aujourd’hui, on parle de gombo, de gros gombo ! On commence ce journal avec une nouvelle qui va faire trembler vos calculatrices. Le ministre des Mines, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, nous a sorti un acronyme magique : la PIRME. Non, ce n’est pas le nom d’un nouveau vaccin contre la galère, c’est la "Politique intégrée des ressources minérales et de l’énergie".
Selon nos amis très sérieux de l’AIP, le tonton Mamadou Sangafowa-Coulibaly a réuni tout son cabinet pour leur dire : « Les gars, on va faire une « appropriation intégrale » du projet ». En français facile ivoirien, ça veut dire : « On va creuser partout, et vite ! ». L'objectif ? Que le pétrole et les mines deviennent le "second poumon" de l'économie ivoirienne. Parce que bon, respirer juste avec le cacao, ça commence à faire tousser.
Mais attention, tenez-vous bien, le budget de ce chantier pharaonique est de 38 000 milliards de francs CFA. Oui, vous avez bien entendu. 38 000 milliards ! Même ma calculatrice a affiché "Erreur" quand j’ai tapé le chiffre. Mais le génie ivoirien, c'est le montage financier : l’État va mettre 12 %, et le secteur privé... 88 % ! C'est le principe du « Je t'invite au resto, je choisis le menu, mais c'est toi qui payes l'addition ». On appelle ça un "management visionnaire", paraît-il.
On enchaîne avec KOACI qui nous explique que d'ici 2040, on ne marchera plus sur le bitume, mais sur des lingots. Le plan est simple : devenir le premier producteur d'or d'Afrique d'ici cinq ans et entrer dans le Top 5 des pétroliers africains dans dix ans,. On vise le titre de géant africain, rien que ça !.
Selon le ministre, la Côte d'Ivoire est déjà devant le Canada et l'Australie pour l'attractivité dans l'or. Si, si, c'est écrit ! Bientôt, les Canadiens vont venir chercher des visas pour travailler à Bouaflé. L'objectif final, c'est l'accès universel à l'électricité et à la "cuisson propre" pour 2030. Finie la fumée du charbon qui pique les yeux, on va cuire nos alocos à l'énergie nucléaire ou presque.
Le document de la PIRME est censé mettre fin à la « gestion cloisonnée ». Désormais, tout le monde doit s'aligner. C'est la fin du "chacun pour soi, Dieu pour tous" dans les ministères. On nous promet que d'ici 15 ans, le sous-sol ivoirien sera plus rentable que le compte en banque de Jay-Z.
Et pour savoir comment gérer tout cet argent qu'on n'a pas encore gagné, direction le Botswana ! Linfodrome nous apprend que le ministre a pris l'avion pour Gaborone, histoire de voir comment on fait pour ne pas "manger" l'argent des mines n'importe comment.
Le Botswana, c'est le premier de la classe. Ils ont des diamants, et au lieu d'acheter des villas à Miami, ils ont construit des écoles et des hôpitaux,. Incroyable, non ? Le ministre ivoirien leur a dit : « Vous avez un avantage, nous on arrive en retard, donc on peut copier sur vous sans faire les mêmes erreurs ». C'est la technique de l'étudiant malin : attendre que le génie finisse sa copie pour regarder par-dessus son épaule.
Il a visité la mine de Jwaneng, surnommée "King of Mine". Là-bas, tout est géré par des locaux. Pas d'expatriés qui viennent juste pour le salaire et repartent. Ça a tellement impressionné notre ministre qu'il veut faire pareil ici : transformer les ressources pour que ça profite aux populations. L'idée, c'est d'éviter la fameuse "malédiction des ressources". Vous savez, celle qui fait que plus un pays est riche en or, plus le peuple est pauvre.
En résumé, la famille, on a un plan à 38 000 milliards, on a des amis botswanais pour nous donner les cours du soir, et on a rendez-vous en 2040 pour voir si on est devenus le Wakanda ou si on a juste creusé des trous !,.