Ah, mesdames et messieurs, bienvenue dans ce grand théâtre du cacao, là où les fèves valent de l'or mais où les poches sont trouées ! On commence notre saga chez nos voisins, les "Black Stars" du Ghana. Vous savez, le Président Mahama s'est levé un matin, il a tapé sur la table et il a dit : « C'est fini ! On ne veut plus de l'argent des Blancs pour acheter notre propre cacao ! »,. C'est beau, c'est souverainiste, on dirait du Sankara ! Mais attendez la chute... littéralement. Pour fêter cette indépendance financière, ils ont décidé de payer les planteurs avec des prières et de l'eau fraîche. Le prix a chuté de 30 % ! Bam ! De 58 000 cédis la tonne, on passe à 41 000. Africa24 TV nous dit que c'est pour « refléter la réalité ». La réalité, c'est que le paysan ghanéen, il regarde sa machette et il se demande s'il ne va pas plutôt se mettre à l'hévéa ou devenir DJ. Le ministre des Finances là-bas, un certain Cassiel Ato Forson, nous explique calmement que c'est une « réforme radicale ». Radical, c'est le mot ! C'est comme si on t'enlevait un rein pour t'aider à courir plus vite.
Pendant ce temps, de l'autre côté de la rivière Tanoé, chez nous en Côte d'Ivoire, l'ambiance est au « je te tiens, tu me tiens par la barbichette ». Le gouvernement ivoirien, torse bombé, nous dit : « Non, non, ici, le prix c'est 2 800 FCFA le kilo, et ça ne bouge pas ! ». C'est Ouestaf.com qui le confirme, le Conseil du Café-Cacao a dit que c'est stable jusqu'en mars. Mais attention, c'est là que la comédie devient tragique. Le Ministre de l'Agriculture, Bruno Koné, va sur le terrain, il serre des mains, il appelle les paysans des « soldats invisibles ». Invisibles, c'est sûr, surtout quand il s'agit de passer à la caisse ! Parce que l'ancien ministre, Adjoumani, lui, il disait carrément que les producteurs sont « capables de manger à leur faim, de se loger, d'avoir l'électricité ». Ah bon ? Il parlait de quel pays ? Le Wakanda ?
Parce que la réalité, mes chers amis, Imaz Press Réunion est allé la chercher au fond de la brousse. Ils ont trouvé le vieux Laurent Koné. 30 ans de cacao ! On s'attend à une villa avec piscine, n'est-ce pas ? Eh bien non ! Monsieur habite une maison en torchis sous une bâche, sans électricité. Le gars n'a même pas de toit en tôle après trois décennies à fournir du chocolat aux Suisses. Il travaille avec un gourdin et des chaussures ouvertes. C'est ça le "succès" de l'or brun. Comme le dit son collègue Boniface, chef du village, en montrant ses haillons : « Les planteurs sont les plus pauvres de Côte d'Ivoire ». C'est pas une crise, c'est un sketch ! Laurent Koné, il a tout compris, il a dit : « Je ne veux pas que mes enfants soient planteurs, c'est une souffrance ». Voilà, l'avenir de la nation veut devenir influenceur TikTok, c'est plus sûr.
Mais le plus drôle — ou le plus triste, ça dépend si vous êtes payé ou non — c'est ce que nous raconte Zonebourse et Reuters. Les magasins sont pleins à craquer ! Les stocks s'entassent jusqu'au plafond à Duékoué. Pourquoi ? Parce que les exportateurs disent : « Ah non, 2 800 FCFA c'est trop cher, le cours mondial a chuté, nous on n'achète pas ». Du coup, on donne aux paysans des petits papiers, des reçus. Zoundi Wango Dominique, un vieux père à Fresco, il a vendu 12 sacs, on lui a donné un papier. Il attend l'argent depuis deux mois pour finir sa maison. Il va manger le papier ? FratMat nous assure que l'État a commencé à racheter les stocks pour sauver les meubles, mais pour l'instant, les termites mangent mieux que les planteurs.
Alors, quelle est la solution de génie ? La transformation ! Ouest-France nous parle du Salon de l'Agriculture où la Côte d'Ivoire frime avec son cacao. Et là, on a André Bayala, le champion d'Afrique du chocolat (oui, ça existe), qui crie : « Il faut que l'exportation des fèves cesse ! ». Il dit qu'on doit faire le chocolat nous-mêmes au lieu d'envoyer nos fèves prendre des vacances en Suisse pour revenir dix fois plus chères. C'est logique ! Mais entre le dire et le faire... Pour l'instant, la seule chose qu'on transforme vraiment, c'est l'espoir des paysans en dettes. Même le président ghanéen veut arrêter d'exporter des noix de cajou brutes. C'est la mode du "Made in Home", mais pour l'instant, c'est surtout du "Lost in Transportation".
Et pour finir ce journal de l'absurde, Reuters joue les oiseaux de mauvais augure. Des sources bien placées chuchotent que la Côte d'Ivoire, voyant le Ghana baisser son froc — pardon, son prix —, envisage de faire pareil. On nous dit que des « décisions courageuses » vont être prises. En langage diplomatique, "courageux" ça veut dire "on va vous serrer la ceinture jusqu'à l'étouffement". Le cacao a perdu 50 % de sa valeur en bourse, et il semblerait que le mythe du prix garanti soit en train de fondre plus vite qu'une tablette de chocolat en plein soleil à Adjamé. Allez, bon courage aux "soldats invisibles", la guerre est loin d'être finie !