Mesdames et Messieurs, bonsoir ! Bienvenue dans votre revue de presse, celle qui dit tout haut ce que les urnes pensent tout bas. On commence direct à Toumodi, la capitale mondiale du suspense électoral... enfin, selon APAnews. On nous avait promis un match retour sanglant, un Thriller à la Michael Jackson entre le PDCI et le RHDP. Résultat des courses ? C’est plié ! Le PDCI conserve son fauteuil comme une tantie garde sa place dans le bus.
Notre ami Brou Marc Joël Ettien de Business & Actuality TV n’y va pas avec le dos de la cuillère, il nous explique que « Ce que l’homme n’aime pas, Dieu et les esprits ne l’aiment pas non plus ». Apparemment, les esprits de Toumodi ont voté, et ils n'ont pas la carte du parti au pouvoir. Il nous dit que Toumodi, c'est le "bastion", le "V Baoulé", bref, le wakanda du PDCI. Le RHDP a essayé de faire du charme, mais visiblement, la drague n'a pas pris. C’est la déroute, la "fessée électorale" comme on dit au quartier,.
Le Festival de la "Paix" et des Sourires Jaunes
Mais attention, tout cela s'est passé dans une ambiance "bon enfant", nous rassure Koaci. C'était tellement calme qu'on se serait cru à une messe de requiem. Raymonde Goudou Coffie, la candidate malheureuse du RHDP, a joué la carte du fair-play olympique. Elle a appelé son adversaire, elle a souri, elle a dit "Toumodi est une et indivisible",. C’est beau, c’est touchant, on dirait une télénovela.
Pendant ce temps, Hervé Alliali du PDCI, le grand vainqueur avec ses 56 %, nous sort le concept du "vote famille". Vous savez, le vote famille, c'est quand tu bats ton cousin à la bagarre et après tu lui dis "t'inquiète, on est ensemble". Serge Alain Koffi de 7info nous rappelle quand même que la sécurité était au max, juste au cas où la "famille" déciderait de sortir les machettes. Mais non, tout le monde est resté sage. On applaudit la performance d'acteurs !
Au milieu de ce tohu-bohu, qui voit-on débarquer ? Maurice Kakou Guikahué ! L’homme qui murmure à l’oreille des fantômes du PDCI. Selon Koaci, il est venu à Toumodi non pas pour voter, mais pour faire une séance de psychanalyse publique. Il a déclaré : « Si quelqu'un vient vous dire que j'ai quitté le PDCI, c'est que c'est lui-même qui a quitté le PDCI ».
C'est profond, hein ? C'est du Shakespeare version Yamoussoukro. Richard Yasseu de 7info note qu'il est venu soutenir le "frère" Alliali, histoire de montrer que même s'il boude un peu la nouvelle direction, il est toujours dans le gbonhi. Merci Capitaine Évident, on a bien noté ta présence !
Pendant qu'on regardait tous Toumodi, il s'est passé un truc de fou à Dualla-Massala. Là-bas, ce n'est pas un parti qui a gagné, c'est une entreprise de BTP ! Le candidat indépendant, Dosso Aboubacar Sidiky, a battu le RHDP. Comment ? En construisant tout ce qui bouge !
Selon Koaci (encore eux, ils sont partout), ce monsieur a construit des mosquées, des écoles, des châteaux d'eau, et il a même distribué du ciment par tonnes,. C’est incroyable ! Le gars n'a pas fait campagne, il a fait un chantier ! En face, le candidat du RHDP avait des slogans, mais Dosso avait des sacs de ciment. Le choix est vite fait. AIP confirme qu'il a gagné d'une courte tête, mais une tête bien solide, probablement en béton armé. C'est la victoire du pragmatisme : "Tu votes, je cimente".
Pour conclure cette saga, Benin Web TV nous fait redescendre sur terre. Ok, le RHDP a pris une veste à Toumodi et une gamelle à Dualla, mais calmez-vous les gars. Ils ont toujours 190 sièges sur 255. Le "tabouret" est toujours bien gardé.
Mais comme le souligne L'Intelligent d'Abidjan, c'était quand même une belle "démonstration de force" qui a fini en eau de boudin pour le pouvoir. Le message des électeurs est clair : on veut bien du développement, mais on préfère choisir nos propres chefs de chantier. Allez, à la prochaine pour de nouvelles aventures électorales, et n'oubliez pas : en Côte d'Ivoire, l'élection est finie, mais la palabre ne fait que commencer !