Bonsoir à tous, bonsoir la France, et surtout bonsoir la Côte d'Ivoire qui gagne ! Ici votre envoyé très spécial, directement depuis le cœur du fromage et du vin, pour vous raconter comment Abidjan a décidé de coloniser la Porte de Versailles. On ne parle plus de diplomatie, on parle de gastronomie offensive !
C'est l'événement de l'année, mesdames et messieurs ! La Côte d'Ivoire n'est pas simplement invitée au Salon de l'Agriculture, non, elle est « l'invitée d'honneur ». Vous savez ce que ça veut dire chez nous ? Ça veut dire qu'on prend toute la place et qu'on fait le plus de bruit ! Selon nos confrères de l'AIP, ce n'est pas une délégation, c'est un gouvernement en exil qui a atterri à Paris.
Imaginez la scène racontée par Piechion Benjamin Soro : Emmanuel Macron se promène tranquillement, et boum ! Il tombe sur une muraille de ministres ivoiriens. Bruno Koné pour l'Agriculture, Sidi Touré pour les animaux, Assahoré Konan pour les forêts, et Bernard Comoé pour le vivrier. Ils sont venus à quatre ! C'est plus qu'une équipe de belote, c'est une task-force ! Macron a dit qu'il était « fier », mais entre nous, il avait surtout l'air de quelqu'un qui se demandait s'il restait de la place pour les vaches françaises. Le but affiché par le ministre Bruno Koné est clair : montrer « l'excellence du savoir-faire agricole » ivoirien. En gros, on est venu leur expliquer comment on fait pousser l'argent sur les arbres.
Ah, le cacao ! Le nerf de la guerre. Adèle Magnard nous rappelle que la Côte d'Ivoire, c'est le « géant du cacao ». On pèse tellement lourd que si on arrête de produire, les Pâques en Europe se feront avec des navets en sucre. La ministre française Éléonore Caroit s'est extasiée devant nos stands : « Oh, c'est important de voir vos produits ! ». Tu m'étonnes que c'est important, Éléonore ! Sans nous, ton pain au chocolat devient juste un pain triste.
Mais attention, c'est du cacao « durable » maintenant. C'est le nouveau mot à la mode à Bruxelles. Le Conseil Café-Cacao est là-bas pour jurer la main sur le cœur qu'on ne fait plus travailler les enfants et qu'on ne coupe plus les arbres... ou du moins, qu'on le fait avec "traçabilité". C'est magnifique, la magie du marketing : on vend le même cacao, mais maintenant, il a un diplôme de bonne conduite.
En parlant d'arbres, parlons de notre magicien national, le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan. Selon l'AIP, il est venu à Paris avec une mission impossible : convaincre les Blancs qu'on va remettre la forêt à 20% du territoire d'ici 2030. Oui, vous avez bien entendu. On a coupé pendant 50 ans pour planter du cacao, et maintenant, on demande 616 milliards de FCFA pour replanter des arbres au milieu du cacao.
C'est le génie ivoirien ! On vend le problème, et ensuite, on vend la solution. Le ministre veut s'inspirer de l'expérience française. Il a raison ! Les Français ont réussi à planter des forêts de béton partout, peut-être qu'ils ont une astuce pour faire pousser des Iroko en 24h chrono. En attendant, il vend du rêve et des crédits carbone au Pavillon 7.1.
Mais il n'y a pas que les ministres qui veulent leur part du gâteau ! Il y a aussi Nassian ! Vous ne connaissez pas Nassian ? C'est pas grave, Paris va connaître ! Le maire de Nassian a pris son avion, direction la Porte de Versailles, comme nous l'apprend notre ami Koatehi Natem Oulai. Le conseil municipal a validé le budget : deux conseillers et le maire partent à l'assaut de l'Europe.
L'objectif ? « Positionner Nassian comme un territoire à fort potentiel économique ». C'est beau l'ambition ! Ils espèrent trouver des « partenariats structurants » au milieu des stands de saucisson. On imagine déjà le maire de Nassian expliquer à un investisseur japonais que l'avenir de la High-Tech mondiale se joue dans l'élevage de la volaille traditionnelle améliorée. Bonne chance, Monsieur le Maire, ramenez-nous au moins des porte-clés Tour Eiffel !
Et pour finir, n'oublions pas nos amis du caoutchouc. La FPH-CI est là pour nous vendre du bois d'hévéa en fin de vie. Avant, on le brûlait pour faire fuir les moustiques, maintenant, c'est une « opportunité économique » pour la « diversification des revenus ». On va vendre les vieilles souches aux ébénistes parisiens pour en faire des tables basses design à 5000 euros.
C'est ça la Côte d'Ivoire qui gagne : rien ne se perd, tout se transforme en devises ! Comme le dit KOACI, tout ça n'est qu'un échauffement avant le grand match retour à Abidjan en octobre pour le salon Agrofood. Là-bas, ce sera à notre tour de leur vendre des stands à prix d'or. Allez, bon salon à tous, et n'oubliez pas : le cacao ivoirien, c'est doux, mais la facture sera salée !