La veuve joyeuse...ment politique et la théorie de l'hérédité démocratique
Mesdames, messieurs, bonsoir ! Vous pensiez que la politique était une affaire de compétences, de programmes et de débats ennuyeux ? Détrompez-vous ! Selon le Professeur Etse Sikanku, cité avec un sérieux papal par MyJoyOnline, nous assistons à une magnifique tradition démocratique mondiale : la succession par le veuvage. Et oui ! Apparemment, quand un député passe l’arme à gauche, la chose la plus logique, la plus scientifique, c’est que sa femme récupère le job, comme on récupère les clés de la voiture. Le professeur nous assure que ce n'est pas du népotisme, non, c’est de la "représentation des genres". C’est formidable, non ? On ne remplace pas un homme par un autre homme, on le remplace par sa femme, et hop ! L’égalité est sauve, et la démocratie américaine n’a qu’à bien se tenir avec ses 48 veuves au Congrès.
Le sacrifice ultime : "Je ne voulais pas, mais le peuple insiste !"
Et qui est la star de ce nouveau feuilleton ? Hajia Amina Adam, la veuve du regretté député Naser Toure Mahama. Selon MyJoyOnline, elle a déclaré sa candidature non pas par ambition personnelle — quelle horreur ! — mais parce que les "traditionnels", la "base" et probablement les murs de sa maison l'ont suppliée de continuer l'œuvre de son mari,. C’est beau comme un téléfilm de l’après-midi. Elle a "soigneusement réfléchi" et, ô surprise, elle a accepté de se sacrifier pour le bien commun. Modern Ghana nous dit même que les jeunes et les imams lui ont dit : "Vas-y Hajia, le deuil c’est dans le cœur, le siège c’est au Parlement !".
La théologie électorale : "Rentre chez toi pleurer, madame !"
Mais attention ! Il y a un méchant dans l’histoire. Un certain Baba Jamal, Haut-Commissaire au Nigeria, qui s’est dit : "Tiens, je m’ennuie à Abuja, si je rentrais piquer le siège ?". Sauf que son équipe de campagne, citée par CitiNewsroom, a soudainement eu une révélation mystique. Ils ont sorti la carte "Iddah" !. L’aide de camp de Baba Jamal, devenu grand mufti pour l’occasion, explique que selon le Coran, une veuve doit rester recluse quatre mois et dix jours. En gros : "Madame, c’est haram de faire campagne, laissez la place aux hommes, c’est la volonté d’Allah !". C’est pratique, la religion, quand elle sert à éliminer la concurrence, n’est-ce pas ? Modern Ghana note ironiquement que ce souci de piété tombe pile au moment où la veuve devient une menace électorale.
L’opposition inutile et l’ordinateur prophétique
Pendant que le NDC s'étripe joyeusement en famille, le NPP (l'opposition) tente de lever le doigt pour dire "Eh, nous aussi on veut jouer !". Mais là, GhanaWeb rapporte les propos d’un homme au nom absolument génial, "Tanko-Computer". Oui, vous avez bien entendu, Tanko-Computer. Ce monsieur, Directeur des élections du NDC, a expliqué au NPP que leur "matrice électorale ne fonctionne pas" et que c'est une "perte de temps" totale de se présenter. C’est simple : le NDC a fait 22 000 voix, le NPP 9 000. Tanko-Computer a fait le calcul : même avec un miracle, le NPP perdra. "Gardez votre dignité, restez chez vous", leur a-t-il conseillé avec toute la bienveillance d’un bulldozer.
La démocratie a un prix : Pas de chèque, du cash !
Enfin, pour clore ce spectacle, parlons pognon. MyJoyOnline nous informe que pour participer à cette magnifique fête de la démocratie, il faut passer à la caisse. Le tarif ? 40 000 GH₵ pour déposer son dossier. Mais attention, le NDC est progressiste : c’est moitié prix pour les femmes et les handicapés, seulement 20 000 balles !. Et surtout, ne venez pas avec vos chèques en bois. Le parti a été clair : virement direct ou rien. La démocratie est peut-être le pouvoir du peuple, mais chez le NDC, c’est surtout le pouvoir du virement bancaire vérifié avant de voir la liste des délégués.
Allez, à ciao bonsoir !