L'Immobilier Magique : Une Maison qui Tombe du Ciel
Bonsoir à tous, bienvenue dans ce monde merveilleux où les maisons poussent comme des champignons et où les donateurs invisibles sont plus généreux que le Père Noël ! Nous ouvrons ce grand bal de l'absurde avec une nouvelle stupéfiante rapportée par nos amis très sérieux de The Sun Nigeria et The Nation. Imaginez-vous un instant : Mike Ozekhome, grand avocat devant l'Éternel, se réveille un matin propriétaire d'un manoir à Londres, au 79 Randall Avenue,. Comment ? Grâce à la générosité d'un certain M. Shani Tali, un philanthrope inconnu qui offre des villas en cadeau de remerciement. C’est beau, c’est touchant, c’est... totalement bidon !
Car voilà le hic, mesdames et messieurs : selon un tribunal britannique — ces rabat-joies qui n'ont aucun sens de l'humour — M. Shani Tali n'existe pas. Il n'est ni homme, ni femme, c'est un ectoplasme, une vue de l'esprit ! The Nation nous apprend que ce généreux fantôme n'a jamais pu acheter la maison puisqu'il n'est pas réel. En réalité, derrière ce nom de code digne d'un mauvais film d'espionnage, se cachait le regretté Général Jeremiah Useni, qui jouait à cache-cache avec ses actifs depuis 1993,.
Travaux Manuels : Le Passeport du Néant
Mais attendez, l'histoire devient encore plus croustillante, digne d'un épisode de "Bricolage pour les Nuls". Puisque le donateur n'existait pas, il fallait bien lui donner un visage, ou au moins, un papier ! Selon Nigeria Info et Punch Newspapers, notre cher avocat aurait décidé de jouer aux faussaires artistiques en fabriquant un passeport nigérian au nom de ce fameux Shani Tali,.
C'est là que le génie opère : il ne s'agit pas juste d'inventer un ami imaginaire, il faut lui donner une nationalité ! Le Service d'Immigration du Nigeria, cité par The Nation, a regardé le passeport numéro A07535463 et a dit : "C'est quoi ce truc ?". Il s'avère que ce numéro correspond à un livret défectueux qui n'a jamais été attribué. C'est de l'art abstrait à ce niveau-là ! L'ICPC, l'agence anti-corruption qui joue ici le rôle du méchant policier, a donc décidé de poursuivre Ozekhome pour avoir joué aux Lego avec des documents officiels pour voler une maison,. Comme le rappelle un expert juridique sur Nigeria Info, "l'ignorance de la loi n'est pas une excuse", même quand on porte une perruque de Senior Advocate.
L'Armée des Ombres et le Sauvetage Fédéral
Face à cette attaque frontale contre la créativité immobilière, la riposte a été nucléaire. Selon TheNigeriaLawyer, ce n'est pas un, ni deux, mais quinze — oui, quinze ! — Senior Advocates of Nigeria (SAN) qui ont débarqué au tribunal pour défendre leur collègue. C'est le Real Madrid du barreau ! Ils étaient menés par Kanu Agabi, ancien ministre de la Justice, parce qu'il faut bien ça pour expliquer qu'un fantôme vous a offert un duplex,.
Et c'est là, mesdames et messieurs, que le spectacle atteint son apogée ! Juste au moment où l'on sortait le pop-corn pour l'arraignment (la mise en accusation), Premium Times et Daily Post nous annoncent le coup de théâtre : l'actuel Attorney General, Lateef Fagbemi, entre en scène tel un sauveur au ralenti,. Il invoque la section 174 de la Constitution et dit : "Hop hop hop, donnez-moi ce dossier, je vais m'en occuper".
L'argument officiel, rapporté avec un sérieux imperturbable par TheCable, est d'assurer "le plus haut niveau d'efficacité et de diligence". Ah, la diligence nigériane ! Traduction pour les non-initiés : "On reprend le dossier pour bien vérifier que tout est en ordre... dans un tiroir très profond". L'ICPC, bonne joueuse, a dit "d'accord chef" et a tendu le dossier sans broncher,. L'audience est reportée au 24 février, le temps que tout ce beau monde "étudie" comment un passeport imaginaire a pu acheter une maison bien réelle.
En résumé, on a un mort (Useni), un fantôme (Tali), un faux passeport, une vraie maison à Londres, et maintenant le gouvernement fédéral qui vient jouer les arbitres pour "l'intérêt public". C'est magnifique, c'est magique, c'est le Nigeria ! À vous les studios !