Mesdames, messieurs, bonsoir ! Vous aimez les surprises ? Le gouvernement nigérian aussi ! Figurez-vous que nos amis investigateurs de TheCable viennent de lâcher une bombe qui fait passer les feuilletons télévisés pour des documentaires animaliers. Rappelez-vous, en octobre 2025, tout le monde chuchotait qu'il y avait un coup d'État en préparation contre le Président Bola Tinubu, mais l'armée, main sur le cœur, jurait que c'était aussi faux qu'une promesse électorale. Et bien, surprise ! Le QG de la Défense vient finalement d'admettre, avec un petit sourire gêné, que oui, bon, d'accord, il y avait bien un complot pour renverser le gouvernement. Comme quoi, la vérité, c'est comme l'huile dans l'eau, ça finit toujours par remonter, surtout quand le Directeur de l'Information de la Défense, Samaila Uba, décide enfin de lire le rapport qu'il avait sous le coude.
La raison de la colère : "J'ai raté mon exam, je renverse l'État"
Mais attendez, le meilleur est à venir avec nos confrères du Vanguard, qui nous livrent le mobile du crime, et accrochez-vous, c'est du grandiose. On pourrait croire à des raisons idéologiques profondes, mais non ! Selon les premières enquêtes, ces braves soldats voulaient faire tomber la république parce qu'ils étaient frustrés de leur "stagnation de carrière" et de leurs échecs répétés aux examens de promotion,. C'est fabuleux ! Vous imaginez ? "Le capitaine n'a pas eu la moyenne en maths, alors il sort les tanks !". Le Vanguard, toujours à l'affût des détails croustillants, a même publié la liste des cancres... pardon, des comploteurs : un Brigadier Général, un Colonel, et toute une ribambelle de Majors qui ont visiblement du mal avec les QCM.
Le défilé fantôme et l'excuse diplomatique
Faisons un petit retour en arrière avec Channels TV, qui avait gobé tout cru l'excuse officielle de l'époque. Souvenez-vous, le défilé du 1er octobre pour l'indépendance avait été annulé. Pourquoi ? Pas à cause d'un putsch, voyons ! Non, on nous avait expliqué très sérieusement que le Président Tinubu avait une "réunion stratégique bilatérale" très importante et qu'il fallait laisser les soldats se reposer pour chasser les bandits. C'est merveilleux de cynisme ! On annule la fête nationale non pas parce que des généraux veulent prendre le pouvoir, mais parce que l'agenda présidentiel était trop chargé. Channels TV nous rappelle aujourd'hui que cette "réunion stratégique" ressemblait surtout à une grande opération de nettoyage interne.
La tournée des grands ducs chez l'ex-gouverneur
Et comme un bon thriller politique ne vient jamais sans ses rebondissements, le Vanguard (encore lui, ils sont partout !) nous apprend que l'armée ne s'est pas contentée d'arrêter des mauvais élèves. Ils ont aussi fait une petite visite de courtoisie – façon bélier et bottes cloutées – chez Timipre Sylva, l'ancien gouverneur de Bayelsa. Apparemment, on le soupçonne d'avoir organisé des "réunions secrètes" avec les officiers putschistes. On imagine l'ambiance : thé, petits gâteaux, et plans d'invasion du palais présidentiel entre deux discussions sur le prix du baril. Son frère, le pauvre Paga, a même été embarqué en guise de souvenir.
L'infirmerie de la trahison
Maintenant que le pot aux roses est découvert, l'ambiance est moins à la fête dans les geôles. Punch Newspapers se fait l'écho des pleurnicheries – pardon, des inquiétudes légitimes – des "Activistes Pro-Démocratiques". Il paraît que nos apprentis dictateurs, enfermés depuis octobre, sont soudainement très malades et que leur santé se détériore à une vitesse grand V,. C'est fou comme la perspective d'une cour martiale peut donner des maux d'estomac ! Le groupe réclame la libération des officiers s'il n'y a pas de preuves, ou au moins qu'on leur donne des médicaments, car apparemment, fomenter un coup d'État, ça fatigue énormément.
Épilogue : La cour martiale pour les nuls
Pour finir en beauté, nos amis internationaux de l'AFP, relayés par Modern Ghana, nous rappellent que la plaisanterie est terminée. L'armée a sifflé la fin de la récréation : les 16 officiers vont passer devant une cour martiale. Et là, ce n'est plus une question de rater un examen de promotion, car la peine de mort est sur la table si on les juge coupables. Le Major Général Uba assure que tout cela se fera avec "équité et procédure régulière", ce qui, en langage militaire, signifie généralement que ça va filer droit. La morale de l'histoire ? Au Nigeria, si tu rates ton examen, révise tes leçons plutôt que de réviser la Constitution ! À vous les studios !