L’Inflation n’a pas touché le cours de la dignité
L’affirmation débute: PressAfrik et de notre stagiaire préférée, Nènè Diakité. Accrochez-vous : un gars a été interpellé pour avoir agressé une petite de 11 ans. Jusque-là, c’est tragique. Mais attendez le "business plan" du génie. Pour acheter le silence de la gamine après avoir tenté de la violer dans un bâtiment en chantier, il lui a donné... 100 francs CFA !
Non, vous avez bien entendu. 100 francs ! Une pièce ! Même pas de quoi s'acheter un sachet d'eau fraîche ou un demi-pain thon ! Saphiétou Mbengue, l'auteure de l'article initial, nous confirme que la mère a grillé l'affaire parce que sa fille est rentrée avec cette fameuse pièce. C'est ça le drame du Sénégal : tu peux commettre l'irréparable, mais c'est ton avarice qui te trahit. Le gars, il s’est dit : "C’est bon, 100 francs, elle peut s'acheter un bonbon menthe, l'affaire est close". C’est le tarif "Silence Basic".
Mais l’histoire ne s’arrête pas là, parce que le décor, mes amis, c’est du cinéma d’auteur. Selon nos amis de NdarInfo et Seneweb, qui ont visiblement le sens du détail croustillant, le suspect n’a pas utilisé un lit, ni un matelas. Non, trop bourgeois ! Il a utilisé un "sac en sisal" étalé au sol. Vous voyez les sacs de riz vides qu'on utilise pour mettre du charbon ? Voilà.
La Police, très sérieuse, s'est rendue sur les lieux et a saisi le sac comme "pièce à conviction". Imaginez la scène au tribunal : "Monsieur le Juge, voici la preuve numéro 1 : un vieux sac qui gratte". C’est ça la technologie de pointe à Mbacké. Le gars a soulevé la jupe, la petite a crié, et hop, il se rhabille en vitesse comme dans un mauvais vaudeville et sort sa pièce de 100 balles. C’est l’agression la plus "low cost" de l’histoire du crime organisé.
Attendez, parce que là, la presse sénégalaise nous fait un coup de "Inception". Si on lit Senegal Direct avec notre ami Steve (qui a l'air d'avoir des infos exclusives du FBI local), le tarif n'est plus de 100 francs. Ah non ! Là, on parle de "viols répétés" et d'un tarif oscillant entre 250 et 500 FCFA.
Il y a donc une grille tarifaire ! 100 francs, c’est pour la tentative. 250 francs, c’est le forfait "Habitué". Et 500 francs, c’est le pack Premium "Viols répétés par sodomie". C’est incroyable. L’homme, un voisin de 53 ans selon Binta Gaye de Kewoulo, avait mis en place un système de fidélisation de l'horreur basé sur la petite monnaie. On ne sait plus qui croire : est-ce que c'est une tentative à 100 balles ou un abonnement mensuel à 500 balles ? Les journalistes sont perdus, nous aussi, et la pièce de 100 francs, elle, est toujours sous scellés.
Et le clou du spectacle, c’est la raison pour laquelle la petite a parlé. Ce n'est pas juste à cause de la pièce de 100 francs, non. Selon L'Observateur repris par Kewoulo, c’est à cause de "l’affaire Pierre Robert" à Dakar. Vous vous rendez compte ? Un scandale international à Dakar passe à la télé, la petite regarde, elle se dit "Eh, mais c’est comme mon voisin le radin !" et elle balance tout.
Le prédateur de Ndamatou, qui se croyait tranquille dans sa chambre à l'étage en donnant ses pièces jaunes, a été vaincu par la mondialisation de l'information ! Morale de l'histoire : Si tu veux être un criminel au Sénégal en 2026, assure-toi au moins que tes tarifs suivent l'inflation, sinon c'est la télé qui t'aura. Allez, à demain, si on n'est pas vendus pour 50 francs !
— Rédaction