Macky Sall à la conquête de New York : Mission Impossible ou Mission Suicidaire ?

Bienvenue à tous dans cette édition très spéciale de votre journal préféré, où l'on apprend que la retraite, c’est pour les faibles, pas pour les lions qui dorment ! Aujourd’hui, on plonge dans le feuilleton de l’année : Macky Sall qui se voit déjà en patron du monde. Attachez vos ceintures, on décolle pour Manhattan !

Le problème, c’est que Macky n’est ni une femme, ni péruvien

On commence fort avec nos amis de Senenews et Seneweb, qui ont décidé de jouer les rabat-joie professionnels. Ils nous expliquent que l’ancien chef de l’État vise le fauteuil de Secrétaire général de l’ONU, rien que ça !
Mais attention, il y a deux petits "hics" gros comme le Monument de la Renaissance. D'abord, la règle tacite de l'ONU, c'est "chacun son tour". Et là, apparemment, c'est au tour de l'Amérique du Sud. À moins que Macky ne nous sorte un acte de naissance prouvant qu'il est né à Lima sous le nom de "Mackinho", ça va être compliqué,.
Et le deuxième obstacle, c'est le genre. L'ONU s'est dit : "Tiens, en 80 ans, on n'a jamais mis une femme aux commandes, ce serait peut-être le moment." Il y a même un groupe, les "GWL Voices", qui a lancé l'opération "Madame SG". Du coup, selon Seneweb, Macky se retrouve face à un dilemme : soit il apprend l'espagnol en urgence, soit il investit dans une perruque très convaincante pour devenir "Mackiesha".

La chorale des universitaires chante les louanges

Heureusement, pour lui remonter le moral, il y a le "Réseau des Universitaires Républicains" (RUR). Eux, ils ne lisent pas les règles de l'ONU, ils lisent dans le marc de café de l'émergence. D'après nos confrères de Dakaractu, ces intellectuels ont sorti un communiqué qui ressemble plus à une déclaration d'amour qu'à une analyse politique.

Ils nous disent, sans trembler du menton, que cette candidature est "l'aboutissement naturel" d'un homme marqué par le "courage" et la "vision". Pour eux, Macky est le mix parfait entre Kofi Annan et un super-héros Marvel qui a construit le TER. Ils affirment même qu'il a "consolidé les institutions démocratiques". On imagine que les universitaires ont rédigé ce texte depuis une dimension parallèle où tout le monde est content et où la dette n'existe pas,. Ils exhortent "solennellement" l'État à soutenir leur champion. On sent qu'ils ont mis tout leur cœur (et leur dictionnaire des synonymes) dans ce texte.

Coucou Diomaye, c’est moi, ton ancien patron

Mais pour aller à l'ONU, il faut un parrain. Et qui de mieux que celui qui a pris ta place ? Senego nous apprend, via une fuite digne d'un film d'espionnage organisée par Pape Mada Ndour, que Macky a officiellement écrit à Bassirou Diomaye Faye. Imaginez l'ambiance au palais quand le courrier est arrivé : "Objet : Lettre de motivation. PS : Désolé pour les désagréments passés".

Sauf que Pape Mada Ndour, l'ancien chef de cabinet, joue les trouble-fêtes. Il a dit, en gros : "Pas question !". Il rappelle les "80 décès" lors des manifestations et suggère qu'avant d'aller gérer la paix dans le monde, il faudrait peut-être régler les comptes à la maison. C'est ce qu'on appelle se prendre une porte vitrée en pleine face juste avant d'entrer dans le Palais de Verre.

La pétition de l'homme seul

Enfin, terminons avec le soldat Ryan... pardon, le soldat Bougar Diouf. Senenews nous rapporte que ce brave monsieur, président de l'Union des panafricanistes, a été viré de la coalition Diomaye pour son amour inconditionnel envers Macky. Qu'à cela ne tienne ! Il a lancé une pétition citoyenne.

Il nous assure que ce n'est pas partisan, non non, c'est pour "l'intérêt supérieur du continent". Il prétend même que le Forum de Crans Montana est d'accord avec lui. On ne sait pas combien de personnes ont signé sa pétition, mais on espère pour lui qu'il a une grande famille. En attendant, le dossier Macky à l'ONU ressemble de plus en plus à un épisode de "Sénégalais Got Talent" où le jury hésite encore à appuyer sur le buzzer rouge.