L'Erasmus de la Sardine : Le Choc des Titans Académiques

Alerte Rouge : Une réunion a eu lieu !

Mesdames, messieurs, bonsoir ! On ouvre ce journal avec un thriller insoutenable, une nouvelle qui va faire trembler les fondations du savoir mondial. Selon nos confrères de la très sérieuse agence MAP, qui ne dorment jamais, un événement cosmique s'est produit à Agadir,. Tenez-vous bien : des gens se sont assis autour d'une table ! Oui, Nabil Hmina, le grand patron de l'Université Ibnou Zohr, a rencontré Luis Padilla Macabeo, le monsieur "Afrique" du gouvernement des Îles Canaries. Le but de ce sommet au sommet ? "Renforcer la coopération". Apparemment, après quatorze ans de "coopération établie" depuis 2010, ils se sont dit qu'il était temps de remettre une pièce dans la machine pour lui donner un "nouvel élan", parce qu'avant ça devait être la sieste académique.

Des ingénieurs des sables et des diplômés en jogging

Mais attention, on ne parle pas juste d'échanger des recettes de tapas contre des tajines. Non, Monsieur Hmina a sorti l'artillerie lourde : il veut "l'approche institutionnelle élargie". C'est beau comme du Shakespeare. L'idée, c'est de demander aux Canariens comment on construit des écoles d'ingénieurs, parce qu'apparemment, à Dakhla et Laâyoune, on a besoin de l'expertise insulaire pour savoir comment poser des briques intelligemment. Et comme si ça ne suffisait pas, l'université veut aussi créer un "Institut des Métiers du Sport". Oui, vous avez bien entendu. On va faire venir des experts de Las Palmas pour nous apprendre à courir. C'est ça, l'échange de "bonnes pratiques" : courir après les diplômes sous le soleil.

Le "Hub" qui murmurait à l'oreille des mérous

Le délire de grandeur ne s'arrête pas là. Le président de l'UIZ, dans un élan de modestie légendaire, a déclaré que son université allait devenir le "hub académique" de toute l'Afrique. Rien que ça ! Agadir, le centre de l'univers, le wakanda du Souss-Massa. Pour y arriver, ils vont miser sur des trucs très terre-à-terre... ou plutôt mer-à-mer. On nous parle d' "économie bleue", de "recherche halieutique" et d'énergies renouvelables. En gros, on va diplômer des sardines et mettre des panneaux solaires sur les bateaux de pêche. C'est ça, la vision stratégique pour les territoires du Sud : un doctorat en plancha et en éolienne.

L'extase bureaucratique finale

Et que pense l'invité espagnol de tout ce cirque ? Eh bien, le brave Luis Padilla Macabeo est "convaincu" ! Il paraît même qu'il veut "s'inspirer des expériences développées au Maroc". On imagine qu'il est fasciné par notre capacité à faire des réunions pour préparer d'autres réunions. Il a promis que tout ça allait produire des "résultats concrets et durables". Bien sûr Luis, on y croit tous. En attendant la prochaine "visite officielle" du gouvernement canarien, qui sera sans doute l'occasion de boire encore plus de café et de signer d'autres papiers, on peut dormir tranquilles : la science avance, ou du moins, elle prend le ferry. A tchao bonsoir !