Mesdames, messieurs, bonsoir. Vous pensiez qu'un anniversaire de 90 ans, c'était un gâteau mou, une tisane et au lit ? Eh bien non ! En Éthiopie, quand on souffle quatre-vingt-dix bougies, on le fait avec la postcombustion d'un Soukhoï Su-35. Bienvenue à Bishoftu, où l'Armée de l'air éthiopienne a décidé de transformer le ciel en discothèque pour avions de chasse, sous le thème très modeste de « Là où les Lions dominent le ciel ». Selon l'Institute of Foreign Affairs, qui semble avoir troqué son monocle diplomatique pour des lunettes d'aviateur, cet événement n'est pas une simple fête, non, c'est un « pivot stratégique » avec des drones, des loopings et une ambition qui crève le plafond nuageux.
L'Obsession de la 5G... mais pour les missiles
On arrête tout ! Oubliez la 4G, oubliez le Wi-Fi dans le métro. Le Premier ministre Abiy Ahmed a fait une annonce qui a fait tomber le carnet de notes de Tony Osborne d'Aviation Week : l'Éthiopie veut une armée de l'air de « cinquième génération » d'ici 2030. Oui, vous avez bien entendu. Selon Dawan Africa, le plan est simple : on double la flotte, on achète tout ce qui brille et qui vole vite, et on passe du « très dangereux » au « science-fiction » en cinq ans. C'est un peu comme vouloir passer d'une Peugeot 206 à un vaisseau spatial Enterprise parce qu'on a gagné au loto, le tout justifié par une « nécessité stratégique » implacable.
Le Grand Buffet Géopolitique
Mais qui est invité à cette sauterie militaro-aérienne ? C'est là que ça devient drôle. C'est le Tinder des alliances militaires ! D'un côté, nous avons les Émirats arabes unis qui débarquent avec leurs F-16 et leurs Mirage, et de l'autre, la Russie qui envoie ses « Russian Knights » faire des acrobaties en Su-35, probablement pour rappeler que la vodka se marie très bien avec le kerozène. L'Institute of Foreign Affairs nous explique très sérieusement que ce mélange hétéroclite de matériel russe, tchèque et émirati est une preuve de « diversification calculée ». En langage clair : on prend tout ce qui traîne sur l'étagère, tant que ça fait « boum » avec précision. C'est le multilatéralisme à la sauce Top Gun : tout le monde est ami tant que la piste d'atterrissage est longue.
La Guerre Propre (garantie sans tache)
Attention, moment émotion. Le Premier ministre nous a servi une petite leçon de philosophie humaniste... avec des missiles de croisière. Selon Dawan Africa, Abiy Ahmed a expliqué que l'objectif est désormais de « minimiser les pertes humaines grâce à une technologie avancée ». C'est merveilleux ! La guerre propre ! On vous pulvérise, mais avec précision, c'est presque une politesse. Comme le rapporte ENA, le message est clair : « La protection des intérêts de l'Éthiopie est la responsabilité des Éthiopiens », et l'aide des amis est « volontaire ». Traduction : « Envoyez les chèques et les pièces détachées, on s'occupe de la gâchette. » C'est la version militaire du « aide-toi, le drone t'aidera ».
Le Bouclier dans le Ciel (et dans le budget)
Pour finir en beauté, le Lieutenant Général Yilma Merdasa, commandant de l'Armée de l'air, a déclaré chez Fana Media que l'armée est un « bouclier dans le ciel ». Une métaphore poétique pour désigner une flotte qui va bientôt inclure des drones Orion-E russes capables de rester en l'air 24 heures pour surveiller tout ce qui bouge, comme le note avec excitation un rédacteur de l'IFA. Entre le spectacle aérien « Black Lion » et les promesses de devenir un « hub aéronautique panafricain », l'Éthiopie ne veut plus seulement se défendre, elle veut être le patron du quartier. Comme dirait l'autre : vers l'infini et l'endettement militaire ! À vous les studios.